La robophilie pourrait devenir la norme

Le chercheur britannique David Levya soutenu en 2007, dans son livre Love and Sex with Robots, la thèse que d’ici une quarantaine d’année il sera parfaitement envisageable pour un humain de tomber amoureux d’un robot. Récemment, c’est le maître de conférences en psychologie Helen Driscoll de s’intéresser à la robophilie.

Pour Helen Driscoll, d’ici 2070, il sera parfaitement normal pour un humain de ressentir de l’attraction pour un robot. Les technologies nécessaires pour faire d’un robot un objet de désir ou d’amour potentiel, ce qu’elle qualifie de « sex tech » (technologies du sexe), se développent à un rythme soutenu et ne feront que s’améliorer. L’experte en psychologie du sexe et des relations considère qu’alors « que la réalité augmentée deviendra plus réaliste et immersive et sera capable d’imiter et même d’améliorer l’expérience sexuelle avec un partenaire humain, il est envisageable que certains préfèrent cette alternative à un partenaire humain plus imparfait. »

Les nouvelles technologies, selon elle, seront de plus en plus centrales dans l’industrie du sexe. Pour elle, des avancées comme la robotique, la technologie interactive ou de détection de mouvement permettraient aux « partenaires mannequin de prendre vie ». D’après elle, nous nous « intéressons à des problématiques comme la réalité virtuelle et les relations sexuelles avec des robots dans le contexte normatif actuel. Mais si nous pensons aux normes sociales concernant le sexe il y a 100 ans, il devient clair qu’elles ont changé rapidement et radicalement. »

Cette avancée n’est pas forcément entièrement positive, puisque, toujours selon Helen Driscoll « nous pourrions également assister à une hausse du nombre de personnes vivant seules et passant plus de temps dans le réalité virtuelle. Le manque de contact humain peut être dangereux. Les humains sont par natures sociaux et un manque dans ce domaine peut conduire à la solitude. » Toutefois, pour elle, la technologie pourrait résoudre ce problème et il ne serait pas étonnant de voir « des humains tomber amoureux de leur partenaires de réalité virtuelle.


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