Un robot abeille capable de nager

Des chercheurs de l’université de Harvard ont développé, au cours des dernières années, un robot abeille de la taille d’un trombone et ne pesant pas plus de 100 milligrammes. Ce dernier peut être entièrement téléguidé, et est même capable de vol stationnaire. Il doit encore être branché en permanence à une source d’alimentation, mais est déjà opérationnel. Et depuis peu, il est même capable d’évoluer en milieu marin.

Le système est assez petit pour tenir au bout du doigt, sans que la personne sur qui il se pose ne s’en rende compte. Son vol, comme sa nage sont entièrement contrôlés, puisqu’un système de capture des mouvements analyse sa position et envoie des commandes de trajectoire à l’insecte. Mardi 29 septembre, lors de la conférence internationale sur les robots et systèmes intelligents (IROS) à Hambourg en Allemagne, les chercheurs d’Harvard ont présenté une étude dans laquelle ils décrivent comment ils ont réussi à le faire nager. Leur prototype est maintenant capable, sans modification aucune, de voler dans les airs, de plonger sous l’eau et de se transformer en un véritable sous-marin miniature.

Pour les chercheurs, la clé de leur succès à été de réaliser que voler et nager sont deux mouvements assez similaires. En effet, dans les deux cas, il s’agit de se propulser à travers un élément (plus ou moins solide) à l’aide d’ailes ou de nageoires. La différence principale est la vitesse du mouvement. En effet, dans l’eau, la nage requiert des mouvements plus lents que ceux nécessaires pour se maintenir en l’air. Dans l’eau, le robot ne bat donc des ailes/nageoires qu’à 9 Hz au lieu de 120 Hz dans les airs. Le contrôle des couples à trois axes reste fondamentalement le même, lui permettant d’être dirigé à distance dans les airs et sous l’eau.

Les chercheurs ont toutefois trouvé un problème de taille, celui de l’entrée dans l’eau. En effet, le robot est trop petit et léger pour rompre la tension à la surface de l’eau. C’est la raison pour laquelle il est forcé de s’écraser dans l’eau. Ses ailes doivent en outre être traitées avec un produit surfactant pour l’aider à couler. L’équipe de chercheurs pense toutefois qu’en l’équipant d’une batterie, l’insecte miniaturisé devrait être assez lourd pour pouvoir couler. Il reste toutefois à résoudre le problème de la transition eau-air qui semble plus compliquée que le passage contraire. Les chercheurs ont toutefois annoncé s’être déjà attelés au problème.


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