Un robot chat compliant à promener en laisse

Les chercheurs de l’Université de Lausanne ont encore frappé un grand coup. Les jambes de ce biorobot ont été modélisées à partir de celles d’un chat, ce qui lui permet de se déplacer très rapidement, de l’ordre de 5 km/h, soit sept fois la taille de son corps parcourue en une seconde.

Les étudiants de l’EPFL développent eux aussi, un robot guépard. Petit, léger, rapide, ce biorobot est conçu dans le Biorob, le laboratoire de biorobotique de l’école suisse. Il s’agit avant tout une plateforme de recherche en biomécanique et locomotion.

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Ce qui est intéressant dans le Cheetah-Cub est son système d’auto-stabilisation, qui lui permet de rester sur ses quatre pattes même à vive allure. Pour l’instant, les différents exemples de robots guépard que l’on connait (développés au MIT ou par Boston Dynamics entre autres) sont suspendus à des fils pour éviter les sorties de piste ou de tapis roulant. Celui-ci peut, en outre, surmonter des obstacles comme des petites marches. Les américains n’ont qu’à bien se tenir, les Européens n’ont pas dit leur dernier mot !

Un autre point important se situe au niveau des matériaux utilisés dans sa construction. Légers, compactes et robustes, ils sont surtout bon marché. Ce qui en fait un robot facilement et rapidement productible.

Dernier point et non des moindres, le robot suisse se distingue par ses moteurs électriques embarqués. Il est donc complètement autonome et libre.

Voici ses caractéristiques exactes : 1 kg, pour 21 cm de long et une vitesse exacte de 1,42 m/s, ce qui en fait le quadrupède le plus rapide du monde dans la catégorie des robots de moins de 30 kg.

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Le design des jambes a été travaillé sur celui des chats : la taille, les proportions ainsi que le nombre d’articulations – trois dans chaque jambe – sont les mêmes que ceux que l’on retrouve chez les vrais félins. Les ressorts viennent remplacer les tendons tandis que les actionneurs sont utilisés en guise de muscles. Cette configuration confère au biorobot l’agilité et l’élasticité nécessaires pour assurer sa stabilité, explique Alexandre Sproewitz, un membre de l’équipe du laboratoire Biorob.

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Le directeur de ce travail de recherche, Auke Ijspeert, décrit ce projet comme un projet sur le long terme, qui aboutira à des machines rapides et agiles, permettant la recherche et le sauvetage au sol dans les situations de catastrophe naturelle par exemple.


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  1. tchatche

    Si ça continue comme ça bientôt nos chers animaux de compagnie ne seront plus des machines !