Un robot valet de parking abime accidentellement la voiture d’un client

Un robot valet de parking abime accidentellement la voiture d'un client

Un hôtel de Birmingham utilise le service Cube Car Park, un système automatisé qui transporte les voitures jusqu’aux places de parking souterraines. Si le service peut permettre de réduire les coûts de personnel et de faciliter la vie des clients, il n’est toutefois pas forcément au goût de tout le monde. C’est par exemple le cas de Carol Riala, une cliente de l’hôtel qui, après un weekend entre filles, a récupéré son Audi A5 avec le pare-brise arrière entièrement brisé.

Carol Riala raconte qu’elle se « tenait debout et regardait sa voiture être emportée par le service robotique un peu bling-bling et a entendu un bruit de raclage. » Elle aurait même plaisanté avec son amie disant qu’il s’agissait de sa voiture. Lorsqu’elle a récupéré sa voiture le lendemain, elle a été « abasourdie. » L’arrière de la voiture était complètement froissé et embouti, le pare-brise arrière lui était détruit. La mère de famille s’est immédiatement plainte à l’hôtel, demandant les informations de l’assurance de l’établissement pour le remboursement.

L'intérieur du cube valet de parking

Si l’hôtel a tout d’abord accepté de fournir leurs informations relatives à l’assurance, l’entreprise refuse maintenant la responsabilité pour les dommages, invoquant le fait que le coffre de la voiture était resté ouvert. Au delà d’être un fait divers montrant que les robots ont encore du mal à conduire, cette information soulève deux problématiques : Peut-on tester des systèmes robotisés encore imparfaits en situation réelle ? Et qui doit être tenu pour responsable dans ce genre d’accidents ?

La première question est purement économique. Est-il rentable pour un hôtel par exemple de tester un système qui peut encore faire des erreurs, qui peuvent coûter cher en assurance. En prenant l’hypothèse que, par exemple, le coffre de la voiture était réellement ouvert, un valet de parking humain s’en serait rendu compte et aurait pu éviter les dégâts au véhicule. Un système fonctionnel est plus économique, toutefois, l’intérêt d’un robot étant de supprimer la fameuse « erreur humaine », un robot se trompant n’a pas plus d’intérêt qu’un humain, au contraire même, puisqu’un humain a (encore pour un moment) une capacité de réflexion et d’adaptation à une situation imprévue supérieure

Le système de parking automatisé

Pour la question de la responsabilité, la question est plus épineuse. Il y a déjà le problème de savoir si le coffre de la voiture était ou non ouvert. Toutefois, en partant du principe que non et que l’erreur est due au robot, la question se binarise. Doit-on imputer la faute à l’hôtel, pour ne pas avoir assez bien surveillé le robot alors qu’il déplaçait la voiture ? Ou au contraire, tenir pour responsable le fabricant du robot qui n’a pas assez surveillé l’implémentation du robot ou qui n’a pas prévu un cas de ce genre ?

Ce fait divers montre, une fois de plus, les questions sociétales qui vont apparaître avec la démocratisation des nouvelles technologies. La transition commence à s’installer, mais reste encore précaire. Et qu’en est-il en sens inverse ? Lorsqu’un humain endommage un robot, de quoi est-il coupable ?


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  1. Rag'd

    Bizarre, cet article parle comme si aucune machine automatisée n'avait provoquée de dégâts auparavant.