RoDyMan, le robot pizzaiolo

RoDyMan, le robot pizzaiolo

Chaque pays possède ses particularités culturelles. Et cela se ressent dans la robotique. En effet, chaque laboratoire de recherche, selon où il se trouve, développe des applications particulières. L’entreprise japonaise Yaskawa, par exemple, a fait une démonstration de précision pour ses 100 ans, au cours de laquelle, l’un de leurs bras robots a appris à manier le katana. C’est maintenant au tour de Prisma Lab, le laboratoire italien, de présenter leur robot national.

Le laboratoire Prisma, de l’université de Naples, est l’un des principaux d’Europe pour la recherche en robotique. C’est ici que Bruno Siciliano, professeur en ingénierie, a lancé le projet RoDyMan. RoDyMan est un robot humanoïde développé pour une étude sur la préhension robotique. Le nom du projet, RoDyMan, est un raccourci pour Robotic Dynamic Manipulation (Manipulation robotique dynamique). L’objectif de l’étude est de résoudre les problèmes principaux liés à la manipulation d’objets par des robots, comme la localisation d’un objet alors que celui-ci bouge, le mouvement et la manipulation de l’objet ou encore le contrôle général du robot.

Les bras Kuka de RoDyMan

RoDyMan est une plateforme mobile sur laquelle a été installé un torse, deux bras poids léger et une tête équipée de capteurs. Le robot sera capable d’effectuer des mouvements de manipulation complexe, en présence d’humains, nécessitant un système de de coopération humain-robot. Les bras du robot se terminent par des mains à plusieurs doigts indépendants. La plateforme mobile est équipée de roues permettant au robot de se déplacer dans toute direction. La tête quant à elle comprend un système de caméra stéréo. Le robot possèdera des capteurs de proximité et à longue-distance. Les bras devraient être des modèles de bras robotiques Kuka.

RoDyMan, le robot polyvalent

Selon le professeur Siciliano, l’interaction humain-robot est au coeur du projet. C’est la raison pour laquelle « la sécurité est un composant clé dans ce nouveau système. Ce robot autonome devra être capable de contrôler les évènements au cours de la réalisation de sa tâche, mais aussi de réagir et d’apprendre de son environnement. Il sera capable de faire rapidement face à des situations imprévues, comme la présence d’humains ou d’obstacles. »

Le projet a reçu un financement de 2,5 millions d’euros de la part de l’European Research Council (Conseil européen de la recherche) pour une étude qui doit durer jusqu’à 2017.


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