Samsung et Makerbot ensemble pour équiper les écoles d’imprimantes 3D

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Le géant de l’électronique coréen abandonne sa filière impression papier pour s’investir dans l’impression 3D et notamment ses programmes éducatifs visant à former les générations futures.

Un objectif commun : l’éducation

Étrange hasard du calendrier. Un peu plus d’une semaine après l’annonce d’une alliance avec le plus célèbre des fabricants d’imprimantes 3D, l’américain Makerbot, Samsung a confirmé les rumeurs de rachat de ses activités dans le domaine de l’impression traditionnelle par Hewlett Packard (HP).

Effectivement, le premier septembre, le géant coréen de l’électronique annonçait fièrement sa collaboration avec Makerbot dans le but de « propulser la nouvelle génération d’innovations« . Une collaboration qui doit « inspirer la prochaine génération d’innovations« . Des innovations qui doivent nécessairement passer par des innovateurs.

Et qui seront les innovateurs de demain ? L’ambition des deux associés est d’équiper les écoles, les collèges et les musées d’imprimantes 3D afin de développer les compétences numériques des générations futures. L’idée est de donner aux étudiants les moyens d’innover, une promesse longtemps tenue par les ténors de cette technologie mais rapidement tombée en désuétude, comme nous l’indiquait François Brument, designer et commissaire de l’exposition Impression 3D : L’usine du futur.

Mais MakerBot et Samsung n’en démordent pas et entendent équiper plus de 1300 classes et 65 académies du numérique à travers l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Suède.

Deux programmes ont été successivement lancés par le coréen en Europe. Au total, les jeunes de 6 à 16 ans de plus de 1300 « classes intelligentes » réparties à travers 20 pays européens bénéficient de l’équipement et de l’expertise du groupe dans le cadre du projet Smart Classrooms. Le second, baptisé Digital Academies, est la concrétisation de la volonté affichée par Samsung de démocratiser les compétences numériques. Il en existe 65 en Europe, et chacune offre un accès aux dernières technologies et programmes de professionnalisation à des jeunes de 16 à 24 ans.

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En revendant ses activités dans les imprimantes à encre, Samsung officialise sa stratégie numérique et libère au moins un milliard de dollars pour investir dans ses projets de fabrication additive, de robotique personnelle, ou bien encore d’IoT et de ville connectée.

En ce qui concerne Makerbot, la nouvelle est plutôt de bonne augure puisque ce dernier avait semble-t-il touché le fond en avril dernier. A l’époque, la start-up passée sous le giron du colosse Stratasys, est en proie à une restructuration pour le moins significative : celle-ci abandonne la conception de ses propres machines au profit de celles de sa maison-mère. Surtout, la petite start-up qui s’était créée en 2009 sur la promesse d’une solution open-source durable, et donc la plus accessible possible, retourne sa veste et sacrifie lentement l’essentiel de son âme jusqu’à abandonner définitivement l’open-source. La stupeur gagne alors les réseaux sociaux, les mouvements makers et surtout les défenseurs de l’open-source qui voit dans le cas MakerBot l’échec d’un modèle économique fondé sur ce principe.

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Toujours est-il que six mois plus tard, la société renaît de ses cendres et redonne vie à son engagement pour l’éducation et le partage des savoirs par le biais de la technologie. MakerBot équipera dans un premier temps quelques écoles pilotes du réseau éducatif de Samsung. « Imaginez une fille de 9 ans qui ait une superbe idée et qui puisse la concrétiser à l’école et la ramener chez elle. L’expérience de toute la chaîne de création, de l’idée à la production en passant par le prototypage représente le futur de l’apprentissage et de la R&D » explique Evelyn Nicola, en charge de la durabilité et de la citoyenneté chez Samsung Europe.

Du côté de MakerBot on souligne le partage « d’une même vision du développement de nouvelles technologies afin d’aider les jeunes à trouver leur emploi futur« . Au patron de MakerBot EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) d’assurer que « l’impression 3D peut aider à enseigner de nombreuses compétences que les employeurs du XXIe siècle recherchent« .

A commencer par Samsung, puisque cette initiative fait suite à sa promesse d’engager pas moins de 400 000 jeunes européens d’ici 2019 faite à la Commission Européenne dans le cadre de la Grande Coalition pour l’Emploi Numérique.


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  1. RICHARDpatrick

    Belle innovation dans l'esprit de la dématérialisation du cartable de technologie 😇
    http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/temoignages/dematerialisation-du-classeur-de-technologie-1182.htm