Le fabricant d’exosquelettes Sarcos lève 10 millions de dollars

Passé sous le giron de Raytheon pendant 7 ans, le roboticien américain Sarcos reprend son envol et lève 10 millions de dollars pour commercialiser ses produits.

Un roboticien à toutes épreuves

Son projet phare, celui que vous pouvez voir ci-dessous, est un prototype d’exosquelette. Surnommé à l’époque « l’Iron Man Suit », à ne pas confondre avec sa version indonésienne, cet exosquelette s’appelle aujourd’hui le Guardian XO.

L’invention figure d’ailleurs dans le classement 2010 des 50 meilleures inventions de l’année compilées par Time Magazine.

Forte d’un quart de siècle d’expérience dans la robotique, la compagnie est également à l’origine d’une grande panoplie de produits high-tech et elle touche désormais à tout. Télé-opération avec le Dextrous Arm, wearable pour surveiller les signes vitaux des soldats en temps réel, conception d’une centaine de robots pour les films Jurassic Park et Disney, dispositifs médicaux ou encore appareils de réalité virtuelle, l’entreprise n’épargne aucun domaine.

le robot serpent de Sarcos

le dextrous arm télé-opérable

Retour à la case départ

Le tournant de ses activités remonte à 2007. Année de son acquisition par Raytheon, leader mondial dans la technologie militaire qui compte plus de 60 000 employés à travers le monde. Et ce depuis sa fondation en 1922. C’est sous l’égide de Raytheon que Sarcos développera le projet Guardian XO à des fins militaires prévues par le département de la Sécurité Intérieure.

Mais en 2014, le cours de choses s’inverse et Sarcos LC reprend en main l’unité de robotique de Raytheon. Pour la compagnie, cela implique une reprise en charge des activités robotiques de Raytheon. La réorientation stratégique qui s’ensuit est immédiate. La nouvelle Sarcos peut enfin recentrer ses activités vers le secteur privé, perçu comme la principale opportunité de croissance de l’entreprise : « ces sept dernières années, Sarcos s’est exclusivement consacrée à développer des technologies de pointe pour les agences gouvernementales. Grâce à cette acquisition, nous pouvons nous reconcentrer sur la commercialisation de nos inventions passées, tout en développant de nouveaux produits pour relever les prochains défis en rapport avec la robotique, la médecine et l’internet des objets« .

En clair, flairant une opportunité unique pour le développement d’un grand marché de la robotique, Sarcos a saisi sa chance et pris son indépendance.

Un flair récompensé deux ans plus tard, en septembre 2016. Car c’est avant hier que la firme a réussi avec brio sa dernière levée de fonds. Elle aura réuni plus de 10 millions de dollars auprès de grands groupes comme General Electric, Microsoft ou bien Caterpillar. En conséquence de quoi, Peter Klein, l’ancien CFO (Chief Financial Officer) de Microsoft, Ray Quintana, membre du Fond Cottonwood Technology, Ralph Taylor-Smith, Directeur de GE Ventures, et l’investisseur Dennis Weibling ont directement rejoint le conseil d’administration aux côtés des trois co-fondateurs Ben Wolff, le Dr. Fraser Smith et le Dr. Marc Olivier.

En substance, cette levée doit financer l’expansion de l’équipe d’ingénieurs de la firme et accélérer le déploiement de la gamme de robots Guardian qui promettent de révolutionner les pratiques des industries pétrolières, manufacturières, minières, logistiques et – non des moindres – militaires.


Laisser un commentaire