Siemens veut fluidifier les mouvements des robots industriels

Siemens a l’intention de diminuer la consommation d’énergie des robots manufacturiers dans l’industrie automobile. L’approche consiste à reprogrammer la trajectoire des systèmes robotiques afin d’optimiser leurs déplacements et par conséquent, leur efficacité.

Accélération, translation, rotation, freinage… les robots industriels sont très consommateurs d’énergie lorsqu’on les sollicite. Siemens, en collaboration avec Volkswagen et Fraunhofer Gesellschaft, est en train de décortiquer les mouvements des robots manipulateurs. Les trois partenaires ont conçu un modèle de simulation qui permet de calculer les meilleures trajectoires pour les robots du point de vue de l’efficacité énergétique. Des essais ont montré que cette approche peut réduire la dépense en énergie de moitié.

L’objectif final est de développer un logiciel qui puisse être utilisé pour reprogrammer des robots de fabrication afin de modifier leurs trajectoires pour un fonctionnement plus efficace, sans perturber le processus de production, bien évidemment.

Siemens-Fraunhofer-et-Volkswagen-pour-de-meilleurs-robots

L’industrie automobile a été la première à s’équiper en robots. Une production plus rapide, plus efficace, plus précise, mais plus consommatrice en électricité : ils représenteraient plus de la moitié de l’énergie consommée sur une chaîne de montage automatisée.

Les robots actuels sont programmés pour avoir des mouvements très saccadés. C’est donc au niveau de leur système de contrôle que les trois industriels veulent intervenir. En plus de réduire la dépense énergétique, cela soulagera les machines d’un point de vue mécanique.

Les ingénieurs ont mesuré la consommation d’énergie d’un robot pour chaque mouvement, en fonction des changements de direction. Ils ont ainsi pu déterminer les paramètres des déplacements optimum et élaborer de nouveaux algorithmes. Au cours de leurs essais, ils ont réussi à réduire la consommation d’entre 10 à 50 pour cent ainsi que les contraintes appliquées et donc les coûts de maintenance.

Siemens prévoit d’intégrer prochainement les résultats de ses recherches dans son logiciel de fabrication Tecnomatix. Cela permettra aux robots industriels de mieux s’intégrer dans les chaînes de montage, en travaillant en parfaite synchronisation et en toute fluidité avec les appareils déjà présents.


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  1. bn_robotologue

    "Les robots actuels sont programmés pour avoir des mouvements très saccadés", euuh l'utilisation de zone c'est pas fait pour les chiens.... Après que l'interpolation linéaire ou circulaire soit optimisée afin qu'un axe préférentiel soit utilisé en fonction de la position de la charge dans l'espace (pour gagner de l'énergie), pourquoi pas... mais avant ça, il faudra se pencher sur une optimisation encore plus poussée du suivi de trajectoire car là est le besoin des nouveaux utilisateurs (entre autres dans l'aéronautique...).

    Et si l'utilisateur lambda (le conducteur de ligne qui fait sa modif de trajectoire), continue à utiliser la vitesse max entre deux points (le robot ne quitte jamais la phase transitoire d'accélération et de décélération....), il permettra à de petits malins de vendre des prestations très cher pour faire de l'optimisation de temps de cycle.

    Après si l'article avait expliqué que la robotique industrielle dans l'automobile (encore plus de 80% des robots utilisés dans le monde) est mature, et que l'essentiel des axes de productivité "évidents" sont épuisés (temps de cycle, qualité de trajectoire, mise en œuvre des procédés de fabrication, coût unitaire du robot 15 à 20k€ pour 1000 quelque soit la marque et l'enveloppe de travaille-payload (sauf peut être stau... ^^ ), facilité d'intégration, maintenance et j'en passe ). Bref que ces gens-là souhaitent maintenant optimiser le cout d'utilisation par un gain en énergie consommée.
    bref je m'emporte :)