SK Telecom et Samsung s’associent pour créer la première Smart City de Corée du Sud

En partenariat avec la ville de Daegu, Samsung Electronics et SK Telecom vont collaborer pour construire une mini-ville connectée qui servira d’incubateur pour les entreprises de l’internet des objets (IoT).

La Corée du Sud est pionnière en matière technologique. Elle a fait de la connectivité son cheval de bataille. A peine avions-nous lancé le réseau 4G que celle-ci commençait à s’équiper du 5G. Elle trust la première place du classement de l’Union internationale des télécommunications (UIT) des technologies de l’information et de la communication. Comparativement, la France ne figure qu’au 17e rang, derrière les Etats-Unis (15e) et l’Allemagne (14e). Cet ancien dragon asiatique s’est hissé au 11e rang des plus grandes économies mondiales et compte parmi les plus grandes entreprises d’électronique du monde comme SK Telecom (du chaebol SK), Samsung, LG.

En Corée du Sud, 99% des foyers possèdent un ordinateur, contre 82% en France. De même, la Corée compte 108 abonnements internet mobiles pour 100 habitants, contre 66 pour la France. Les deux géants de l’électronique coréens, que sont SK Telecom et Samsung, se sont associés dans le but de construire la première ville IoT de Corée.

Samsung et SK Telecom signe un partenariat avec al ville de Daegu pour construire une smart city

A Daegu, les deux entreprises se sont associées au gouvernent local pour promouvoir l’IoT dans les domaines de la santé, de la mobilité électrique et des énergies renouvelables. Daegu fera office de test grandeur nature pour les trois partenaires qui visent à étendre ce projet à l’échelle nationale en cas de succès. SK Telecom aura pour mission de dérouler son réseau Low Power Wide Area Network Technology (LPWANT, connexion bas débit entre objets) et participera à hauteur de 70 millions d’euros au développement de cette ville intelligente. Son nouveau partenaire Samsung Electronics se contentera de fournir les équipements nécessaires tandis que la ville s’occupera des services administratifs et des investissements (à hauteur de 760 millions d’euros). Une collaboration inédite donc pour faire de l’ubiquité une réalité.

De son côté, le maire de Daegu se réjouit de ce partenariat : « Cette collaboration avec les entreprises représentatives du pays des technologies de l’information et de la communication (TIC) offre l’opportunité à notre ville de devenir un noyau dur de l’industrie des TIC« . Cette ville connectée comportera quatre quartiers. Un quartier Samsung, un quartier communautaire et culturel, une zone économique et artistique et un atelier. Elle servira donc à la fois d’accélérateur d’innovation et de zone d’expérimentation.

La demande pour les technologies liées à l’IoT devrait connaître un bond de 39% en 2016, du fait de la multiplication des chantiers de smart cities, a indiqué l’Institut de Recherche Gartner. L’entreprise d’informatique américaine Cisco y croit dur comme fer, et pour cause, plus de 20 millions d’objets connectés devraient être en circulation d’ici 2020 selon ses calculs. Gartner prévoit que le marché coréen de l’IoT génère près de 15 milliards de dollars d’ici 2020, contre à peine 2 milliards en 2013.

Valorisation de l'Internet des Objets en 2020

Un peu plus tôt, en juin 2015, le premier opérateur de Corée avait lancé ThingPlug, un incubateur dédié à l’internet des objets, dans la ville portuaire de Busan, deuxième plus grande ville du pays. SK Telecom est l’un des pionniers du B2G, le business to governement. A Busan, la firme cherche à améliorer le fonctionnement des services publics et la production et le stockage de l’énergie, tout cela grâce à la connectivité.

L’entreprise d’informatique américaine Cisco avait, pour sa part, investi la ville internationale de Songdo à Incheon dans le nord du pays, avec pour mission d’y tester ses systèmes de connectivité.

La Vice-présidente de Gartner Research soutient que « l’IoT peut contribuer à réduire le cout de l’énergie, de l’organisation du territoire et de la maintenance des infrastructures de 30%, surtout sur les gros sites comme les zones industrielles, les quartiers de bureaux, les centres commerciaux ou les aéroports« .


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