Uber investit massivement dans la recherche en robotique

An illustration picture shows the logo of car-sharing service app Uber on a smartphone next to the picture of an official German taxi sign in Frankfurt, September 15, 2014. A Frankfurt high court will hold a hearing on a recent lawsuit brought against Uberpop by Taxi Deutschland on Tuesday.  San Francisco-based Uber, which allows users to summon taxi-like services on their smartphones, offers two main services, Uber, its classic low-cost, limousine pick-up service, and Uberpop, a newer ride-sharing service, which connects private drivers to passengers - an established practice in Germany that nonetheless operates in a legal grey area of rules governing commercial transportation. The company has faced regulatory scrutiny and court injunctions from its early days, even as it has expanded rapidly into roughly 150 cities around the world.   REUTERS/Kai Pfaffenbach (GERMANY - Tags: BUSINESS EMPLOYMENT CRIME LAW TRANSPORT) - RTR468Z4

Jeudi 9 septembre, Uber a annoncé investir 5,5 millions de dollars (4,9 millions d’euros) au profit du Centre National d’Ingénierie Robotique de Carnegie Mellon, en Pennsylvanie. Cet investissement servira à financer 3 programmes de bourses et une chaire en robotique pour l’université. Selon Travis Kalanick, le PDG d’Uber, « ce présent » fait à l’université a pour objectif de l’aider à continuer d’attirer « les meilleurs roboticiens du monde ».

Travis Kalanick a mentionné que cet investissement pourrait n’être que le premier d’une longue série en annonçant qu’Uber et l’université de Carnegie Mellon (CMU) n’en était qu’aux « premiers jours de leur partenariat ». Il est toutefois bon de rappeler que tout en effectuant cet investissement, Uber a débauché au moins 40 des principaux chercheurs et scientifiques de l’université, la laissant dans ce que le Wall Street Journal a qualifié de « crise ». Et l’investissement d’Uber auprès de la CMU ne peut couvrir la perte d’une partie du personnel supérieur de celle-ci et les quelques 13 millions de dollars (11,6 millions d’euros) en contrats que devaient superviser les chercheurs débauchés.

Toutefois, ce recrutement profite également à la CMU en faisant d’elle un vivier intéressant pour des postes en entreprises lucratifs, Uber ayant pioché dans ses réserves pour offrir des salaires mirobolants aux chercheurs afin de les intéresser. Le partenariat, annoncé plus tôt cette année, n’est toutefois pas uniquement monétaire puisque Uber a déclaré en février qu’elle ouvrirait un Centre de Technologies Avancées, en partenariat avec la CMU pour le développement de technologies destinées à améliorer la sécurité des consommateurs. Uber avait annoncé à ce moment-là que les chercheurs de l’université allaient, sous la direction de l’entreprise, développer des voitures autonomes ainsi que des technologies pour la sécurité des véhicules.

Uber est intéressé par le développement de voitures autonomes et a déjà procédé à plusieurs arrangements pour le faciliter. Ainsi, en mars, l’entreprise a racheté deCarta, une société spécialisée dans un logiciel de cartes interactives. En mai, Uber a songé à racheter le service de cartographie Here de Nokia, avant de se faire devancer par Audi, BMW et Daimler. Enfin, en juin, Uber a racheté le service de cartographie de Microsoft Bing, qui inclut les caméras utilisées par Microsoft pour collecter les données topographiques et les images, un centre de données dans l’état du Colorado, la propriété intellectuelle du service et près de 100 ingénieurs. Enfin, Travis Kanalick a annoncé récemment être prêt à acheter, d’ici 2020, 500 000 voitures autonomes à Tesla Motors, s’engageant définitivement dans la recherche des véhicules sans chauffeur.


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