Un essaim de patrouilleurs autonomes testés par la Navy

Des bateaux de patrouille ont encerclé un navire ennemi au large des côtes américaines. Un banal exercice ? Détrompez-vous. Ces bateaux de patrouille ne contaient pas de pilote à bord. Il s’agit des futurs drones de la Navy Américaine.

Ce système a été installé sur cinq patrouilleurs de 2,13 mètres et 3,35 mètres, qui ont réalisé des exercices d’escorte et d’attaque en groupe. Ils ont d’abord escorté un bateau piloté par des marins, avant de foncer sur un navire considéré comme suspect, afin de l’encercler et le neutraliser.

Dans le cadre de cet exercice inédit pour l’Office of Naval Research (ONR), les bateaux complètement autonomes ont agi en parfaite collaboration. Les tests ont eu lieu cet été sur la James River en Virginie. C’est la première fois qu’une démonstration militaire d’un essaim d’ USV (Unmanned Surface Vessels) est faite à une telle échelle.

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Cela laisse entrevoir le futur de l’US Navy et des autres forces armées américaines, qui seront capables de déployer des solutions coordonnées entre elles, sans homme à bord, permettant de protéger d’autres navires, quelle que soit leur position, et en particulier dans les zones sensibles de la planète.

Pour les essais, cinq bateaux de patrouille autonomes escortent et protègent un navire contre d’éventuelles attaques. Pour commander les bateaux, la Marine utilise un système appelé « Architecture de Contrôle pour commander et détecter l’Agent Robot – Control Architecture for Robotic Agent Command and Sensing (CARACaS). Non seulement le système contrôle la direction des bateaux, mais il coordonne également leur comportement envers les véhicules qui se trouvent autour.

Ce système est une version améliorée de la technologie matérielle et logicielle utilisée dans les rovers de la NASA, Curiosity ou Opportunity positionnés sur la planète Mars en ce moment.

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Le principe du CARACaS : chaque unité de la patrouille transmet ses vues radar au reste du groupe, afin que tous les drones aient la même vision de la situation. De plus, chaque patrouilleur calcule sa propre trajectoire en tempe-réel, afin d’éviter les obstacles tout en ayant un comportement allant dans le sens du collectif.

La Navy n’a pas donné de date exacte pour la mise en service d’une telle solution. Les chercheurs de l’ONR espèrent d’abord améliorer le CARACaS, en particulier son système de vision et détection. Ils veulent également améliorer les trajectoire d’évitement des navires. La seule certitude est que la décision de tir sera toujours prise par un humain.

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