Un exosquelette pour commander à distance les robots

Le laboratoire de robotique téléopérée de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis au point un exosquelette pour contrôler à distance un robot qui à son tour réalise des opérations dans l’espace. Une démonstration de ce système vient d’être fait cette semaine.

Ce jeudi 8 mai, à la conférence TEDx RocketMinds qui s’est tenue dans le centre des opérations de l’ESA à Darmstadt, en Allemagne, cette équipe de chercheurs en robotique a fait la démonstration d’un exosquelette en liaison directe avec un robot situé à plus de 400 kilomètres de là, à Noordwijk aux Pays-Bas.

L’exosquelette, pesant seulement 10 kilos, est alimenté par batteries et envoie des commandes via un réseau cellulaire. Il peut être déployé rapidement et fonctionne tant que le robot est dans une zone couverture par un réseau télécom. L’opérateur revêt l’exosquelette et effectue les gestes qu’il veut faire faire au robot à distance.

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Le robot va reproduire ensuite les mouvements du bras et de la main effectués par l’opérateur. L’intérêt de ce système se situe dans sa capacité à transmettre par retour de force les obstacles que le robot rencontre. Ainsi, la personne portant l’exosquelette se rend compte des contraintes du robot et peut le contrôler plus précisément.

Bien que l’équipe l’ait développé initialement pour des missions dans l’espace, cette solution peut également être très utile pour des applications terrestres très concrètes. Comme par exemple une situation d’urgence après une catastrophe naturelle. On peut tout à fait imaginer qu’après un tremblement de terre, un robot soit envoyé sur place pour extraire les corps. A distance, à quelques mètres ou à plusieurs centaines de kilomètres, l’opérateur se servira de l’exosquelette pour faire déplacer au robot les rochers et tirer la personne des décombres d’un immeuble effondré.

Envoyer des robots dans des zones sinistrées est une quête de longue haleine pour le secteur du secourisme. Avec ce dispositif, fonctionnel même en cas de coupure des réseaux électriques et de télécommunications, l’ESA a sans doute une première réponse.


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