Un groupe de recherche créé pour encadrer l'intelligence artificielle des robots

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Une équipe de recherche basée au Royaume-Uni a lancé un projet collaboratif sur les robots autonomes, afin que dans le futur, leur fabrication réponde à un ensemble de critères éthiques, de lois et de normes de qualité.

De plus en plus de robots font preuve d’intelligence artificielle et savent se comporter sans avoir à faire appel à l’homme. Ces derniers sont développés pour les besoins de l’industrie aéronautique ou nucléaire, l’agriculture avec des drones qui analysent les récoltes ou encore, les voitures autonomes pour le grand public ou les aspirateurs robots pour la maison.

Un groupe de chercheurs des universités de Sheffield, Liverpool et Bristol ont lancé un nouveau projet pour répondre aux préoccupations autour de la robotique et à celles qui pourraient naître dans un futur proche avec le progrès des nouvelles technologies. Financé par l’Engineering and Physical Sciences Research Council à hauteur d’1,4 millions de livres jusqu’en 2018, le projet vise à établir un cadre législatif et des normes industrielles pour le développement de la robotique.

les-robots-et-l'éthique

Comme Google qui a déjà constitué un Comité d’Ethique pour la robotique en son sein, ces experts issus de plusieurs domaines (robotique, philosophie, biologie, etc.) vont chercher à développer les capacités des systèmes autonomes du futur à prendre des décisions fondées sur l’éthique, le droit et la sécurité. Ils vont participer également à l’élaboration de protocoles d’audits techniques de ces mêmes plateformes robotiques, afin qu’elles respectent les normes qui seront fixées.

Chaque université impliquée dans le projet a sa spécialité : Liverpool mettra l’accent sur les outils mathématique permettant d’auditer les plateformes robotiques, l’Université de Sheffield sera chargée d’encadrer l’intelligence artificielle des machines et leur apprentissage. L’Université de Bristol, quant à elle, s’occupera de la partie éthique et de la définition même de ce que sera un robot éthique.

Alan Winfield de l’Université de Bristol, un des professeurs chargés du projet et qui travaille sur les robots éthiques, explique :

Si nous devions faire confiance aux robots, en particulier lors de nos interactions avec eux, ces derniers devront être plus que fiables. Nous avons déjà prouvé au laboratoire qu’un robot peu complexe peut être éthique, et suivre de manière étonnamment proche les fameuses lois d’Asimov. Nous devons maintenant prouver qu’un tel robot sera capable d’agir éthiquement de manière immuable, tout en cherchant à comprendre l’utilité de tels robots dans le monde réel.

En savoir plus sur www.sheffield.ac.uk


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  1. scorpius

    peut etre faudra t il laisser une ia se developper jusqu'a depasser de loin notre comprehension du TOUT et lorsque celle ci sera trop evoluée et que nous ne comprendrons plus ses concepts il faudra qu'elle reflechisse à notre niveau , et avec notre niveau d'evolution .....de la elle soumettra des propositions que nous validerons ou non suivant nos desirs, apres les avoir potasser ......

  2. Berlherm

    Je parlais des dieux pour ceux qui y croient, ce qui n'est pas mon cas puisque je suis rationaliste. La procréation est une création non maitrisée donc stupide, ou sadique. Puisque créer une existence, c'est jouer à la loterie sur son dos. La société est une jungle, la Terre une poubelle, la vie une loterie... et le procréateur balance une existence sans contrat préalable, sans contrat de naissance, ce qui est absolument ignoble. Les parents sont tous d'ignobles individus, du moins si le libre arbitre existe?

  3. arnaud

    salut Berlherm

    tes questions partent d'un postula erroné vue que dieu n'existe pas.

    les robots "obéiront" suivant la version améliorée des lois d’Asimov et aucun cas de conscience ne les effleureras vue qu'ils ce limiteront à leur programmation.

  4. Berlherm

    Étant donné que "la création d'une existence ne sert que ceux qui existent déjà", ce qui est valable pour les dieux, les hommes et les IA, puisque donc créer une existence est un principe esclavagiste, je ne vois pas comment on peut induire de l'éthique dans un robot qui comprendrait ce principe initial. Forcément ou presque, un être intelligent comprend qu'il a été créé pour servir... Donc si l'on introduit de l'éthique dans un robot, comment fera-t-on passer l'hypocrisie initiale? Comment fera-t-on pour qu'une IA puisse ne pas réfléchir à la création de son existence? Faudra-t-il lui insuffler des croyances divines dans sa programmation?

  5. r2d2

    "[...], tout en cherchant à comprendre l’utilité de tels robots dans le monde réel."

    Quand de tels robots existeront, qui "prendront des décisions fondées sur l’éthique, le droit et la sécurité", ils pourront remplacer avantageusement une certaine classe politique! ;-)
    Tout au moins, on pourra faire de la PAR (politique assistée par robot). A condition bien sûr d'inclure, dans les règles d'éthique robotique, une clause d'interdiction de posséder un compte off-shore...