Un homme commande un robot par la pensée

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Une étonnante vidéo a été filmée dans le laboratoire franco-japonais Joint Robotics Laboratory (JRL), unité mixte internationale du CNRS située au Japon, dans laquelle un humain commande un robot humanoïde par la pensée.

Un robot humanoïde fabriqué par la société japonaise Kawada Industries fait l’objet d’un projet mené conjointement depuis 2003 par le CNRS, l’AIST et le LIRMM. Ce robot humanoïde HRP-2 « Promet », est une plateforme utilisée dans plusieurs domaines de la recherche en robotique.

Une vidéo montre le projet mené par le JRL consistant à développer une interface capable d’interpréter les signaux électriques émis par l’activité cérébrale d’un humain et de les retranscrire pour que le robot humanoïde HRP-2 exécute des actions.

L’interface utilise des symboles lumineux affichés à l’écran, pour faire contrôler le robot ou le faire interagir avec son environnement. Lorsqu’un sujet regarde une lumière clignotant à une fréquence constante, la rétine transforme ce signal visuel en oscillations cérébrales de fréquences stables, appelées potentiels évoqués visuels stationnaires (steady-state visual evoked potentials, ou SSVEP). « Ce que vous voyez [à l’écran] est comment un modèle SSVEP permet à notre cerveau d’associer des actions précises à des objets. » explique Abderrahman Kheddar Directeur du (JRL). C’est ce que l’on appelle l’affordance, c’est-à-dire la capacité qu’a un objet à suggérer sa propre utilisation.

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Muni d’un bonnet à électrodes, l’expérimentateur se focalise sur un symbole lumineux affiché à l’écran et essaye d’induire une action chez le robot. Les signaux électriques de son activité cérébrale sont enregistrés dans l’ordinateur et sont analysés et classés selon les fréquences atteintes. Ensuite, les chercheurs connaîtront les signaux électriques associés à tel ou tel symbole à l’écran et pourront associer un objet et une action à faire faire au robot.

Les débouchés possibles du contrôle de robots par la pensée sont à chercher du côté de l’assistance aux personnes à mobilité réduite. Par exemple, « un patient paraplégique à Rome serait capable de piloter un robot humanoïde pour faire du tourisme au Japon » conclut Dr. Kheddar.

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