Un projet de drones pour maintenir les villes en bon état

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Maintenir une ville et ses infrastructures en bon état pèse lourd sur le budget annuel d’une commune : entretien de la chaussée, des lignes électriques et des lampadaires… Une équipe de l’Université de Leeds entend confier ces tâches à une flotte de drones qui garderait un œil vigilant sur les rues de la ville et alerterait les services communaux dès qu’une intervention est nécessaire.

L’objectif serait d’arriver à transformer une ville en un espace pouvant se maintenir de manière quasi autonome, en déployant une équipe de robots qui circulerait ou volerait à travers la ville, et qui serait capable de détecter le début d’un problème avant que la situation n’empire et qu’elle n’engendre des coûts supplémentaires.

« Nous voulons faire de Leeds la première ville au monde sans perturbation lors de travaux dans les rues. », explique le professeur Phil Purnell, du département Génie Civil de l’Université de Leeds. « Nous pouvons assurer la maintenance des infrastructures (d’une commune) par une surveillance à l’aide de robots et faire que les perturbations causées par des travaux à répétition dans les rues soient une chose du passé. »

Le coût de ce projet s’élève à 4,2 millions de £ (soit 5,85 millions d’euros). Il se décompose en trois branches de recherche, chacune portant sur un type de machine assignée à une tâche spécifique. Une des branches, baptisée « perch and repair« , comprenez se percher et réparer, consiste à développer des drones capables de se percher sur des structures tels des oiseaux, pour ensuite les réparer. Les scientifiques ont clairement la réparation de lampdaires en tête.

Drone dans la ville

Une autre branche de recherche, baptisée « perceive and patch » (détecter et réparer) s’attachera à développer des drones de surveillance évoluant dans les rues de la ville, pour détecter et réparer de manière autonome les nids de poule sur les routes. Le troisième champ de recherche, « fire and forget« , se focalisera sur la mise au point de robots pouvant fontionner de manière autonome et durable à l’intérieur des canalisations de la ville, afin d’y effectuer des inspections, réparations, mesures et rapports en tous genres.

« La partie critique de ce projet est d’être proactif plutôt que réactif » a déclaré le Dr Raul Fuentes, de l’université de Leeds. « Ceci est crucial afin de s’assurer que nous avons une infrastructure durable et résistante. Nous allons cibler nos interventions sur ce qui est invisible pour l’œil humain, avant que cela ne devienne un vrai problème ».

Beaucoup de questions restent en suspens : bien sûr des questions techniques sur la faisabilité de tels drones. Mais également logistiques et réglémentaires sur la façon d’intégrer des drones au-dessus des têtes des citoyens, en particulier dans les villes densément peuplées. Du point de vue technique, un pont suspendu a été construit par des drones de l’ETH Zurich dernièrement… Selon le professeur Purnell, les premiers prototypes de drones seront prêts pour être testés dès l’année prochaine.


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  1. Alain

    Bonjour
    Je découvre votre site, il est très intéressant et permet de découvrir de très nombreuses évolutions technologiques.
    Permettez-moi cependant d'être un peu critique par rapport à certains articles.
    Si je prends celui-ci , je lis notamment "mise au point de robots pouvant fontionner de manière autonome et durable à l’intérieur des canalisations de la ville, afin d’y effectuer des inspections, réparations, mesures et rapports en tous genres."
    Cette notion ne me paraît pas réaliste .
    En effet , de tels équipements existent déjà ,si ce n'est que leur utilisation nécessite préalablement soit l'isolement total du tronçon de canalisations concernées, soit leur mise en oeuvre uniquement lors de situations de débits très réduits .Il s'agit donc pour les opérateurs de connaître l'ensemble des paramètres extérieurs susceptibles de modifier les écoulements dans ces conduits. Ce qui donc implique la saisie de données, capteurs en tout genre, leur analyse, pour finir à la programmation des équipements autonomes. Et c'est là ou le bât blesse: l'installation des équipements à demeure représenterait un investissement énorme au regard du service final obtenu, et n'ayant strictement aucune rentabilité ne présente aucune justification .
    Idem pour "un drône qui localiserait les nids de poules": l'inspection des réseaux routiers et des chaussées se fait déjà, depuis très longtemps ,par des véhicules roulants spécialement équipés (deflectografes Lacroix, ou deflectograh en anglais) , inventés par des ingénieurs français .
    Ces inspections ne peuvent en aucun cas être effectuées de manière aérienne.
    Idem pour les détecteurs de fuites de gaz dont les détecteurs doivent nécessairement être positionnés au ras de la chaussée .
    Il ne s'agit donc pas de suivre tête baissée le délire de certains professeurs Tournesol donc les projets sont totalement irréalistes et sans aucun devenir.
    Il en est ainsi de drônes pour la construction complète d'un pont . Le drône n'est jamais qu'un mini hélicoptère dont le coût d'utilisation horaire est, et restera nécessairement, relativement élevé. (Énergie et batteries, ou carburant). La génération de l'utilisation de ces drônes ne peut donc s'envisager que pour des tâches de manutention très légère, ou celles pour lesquelles une manutention classique est impossible (accessibilité, terrains escarpés) En dehors de cela, les moyens classiques au sol resteront toujours plus rentables.
    Ceci ne voulant pas pour cela que la robotisation de ces moyens terrestre est à exclure. Bien au contraire.
    Ainsi, les projets que vous présentez tels que les robots de construction de ponts ou de construction de maisons en briques, ont très certainement un bel avenir devant eux. Il s'agit simplement de faire la part des choses entre le réaliste et l'utopique.
    Quoi qu'il en soit, encore une fois bravo pour vos informations, et merci de continuer ainsi à nous tenir régulièrement informés.
    Bien cordialement
    Alain