Un robot conscient de lui-même

Nico a passé la plupart de son temps à se regarder dans un miroir. Ce robot humanoïde développé par les équipes de recherche de l’Université de Yale est capable de se reconnaître dans un miroir. Ceci marque une première étape dans la recherche de la conscience robotique.

Cet humanoïde sans jambes parvient à identifier consciemment la position de son bras dans l’espace en se basant sur l’image reflétée dans le miroir. Il y arrive avec une précision à deux centimètres, quelles que soient l’orientation de son bras et sa position dans l’espace. Nico est le premier robot à réussir cette prouesse.

Blog_Humanoides_robot_humanoide_nico_nu

Justin Hart et Brian Scassellati deux chercheurs en robotique à Yale, ont soumis leur robot humanoïde au test du miroir. Cette expérience consiste à faire reconnaître à un cobaye marqué d’une tâche, que la tâche sur le corps qu’il voit dans le miroir est en fait sur son propre corps. Seuls les dauphins, les orques, les éléphants, les humains et quelques singes réussissent ce test.

Blog_Humanoides_robot_humanoide_nico_habille

La clé du succès pour le robot Nico résidait dans la reconnaissance précise de la position de son corps dans un univers en 3D. Pour cela, l’équipe de chercheurs à tout d’abord programmé Nico pour reconnaître la position de sa tête et de son torse, leurs formes, leurs textures et leurs couleurs. Cet apprentissage commença en 2004, avec Brian Scassellati, qui enseigna à Nico à reconnaître ses gestes à l’aide de la caméra placée derrière son oeil.

Placé devant un miroir, le robot Nico attribuait un score à l’image que lui renvoyait le miroir : cette image pouvait être « soi », soit « un autre », soit « ni l’un ni l’autre ». Scassellati fit un autre test avec le mouvement d’un bras. Si le bras de Nico rentrait en mouvement et le reflet dans le miroir bougeait, le programme attribuait à l’image une forte probabilité d’être «soi». Si l’image reflétée se déplaçait, mais que le bras de Nico ne bougeait pas, alors le programme attribuait une forte probabilité que ce soit « un autre ». Si rien ne se passait, le programme attribuait le score « ni l’un ni l’autre ».

Blog_Humanoides_robot_humanoide_nico_laboratoire

Hart et Scassellati ont présenté leur travail lors de la Conférence sur l’Intelligence Artificielle qui a eu lieu à Toronto. Les chercheurs ont expliqué comment le robot a pris conscience de l’existence de son corps qu’il a ensuite utilisé pour interpréter les informations provenant du miroir. Ceci marque une grande avancée pour la robotique car la conscience de soi est un paramètre social inné chez l’humain, mais sans elle, les robots auront du mal à interagir efficacement avec des personnes et à s’insérer dans la société.

Nico est tellement doué qu’il peut également jouer à shi fu mi (pierre feuille ciseaux) comme cet autre robot ou encore à Puissance 4.

Blog_Humanoides_robot_nico_yale_shi-fu-mi


Laisser un commentaire