Une pilule robot révolutionnaire : exit les piqûres d’insuline !

Mir Imran est l’inventeur d’une pilule robot qui pourrait remplacer les piqûres et autres injections de médicaments, souvent pénible pour des millions de diabétiques et autres personnes atteintes de maladies chroniques. Cette pilule révolutionnaire est en cours d’étude pré-clinique. Google Inc. finance en partie ce projet.

La pilule miracle se compose d’une capsule en polymère comestible contenant de minuscules pointes creuses faites en sucre qui délivrent les médicaments dans l’intestin grêle, et ce sans aucun risque pour le patient.

Une telle pilule n’aurait pas pu voir le jour il y a quelques années. Mais les progrès de la technologie et de la médecine ont permis de créer cette pilule robotique, qui n’a pas encore fait l’objet de tests sur l’homme. Il faudra encore un a deux ans avant que la FDA, l’organe fédéral américain des produits alimentaires et médicamenteux, n’approuve sa circulation sur le territoire.

L’invention de Mir Imran pourrait être révolutionnaire. Si elle s’avère efficace, cette petite, cette minuscule pilule robot pourrait faire trembler un marché tout entier, celui de la pharmaceutique, qui pèse plusieurs milliards d’euros. Grâce à ce gadget des millions de personnes atteintes de diabète ou d’arthrose pourraient voir leur quotidien s’améliorer comme jamais ils n’auraient pu l’imaginer. Avec cette pilule intelligente, plus besoin de planifier de rappels pour des prises régulières de médicaments. Le robot placé à l’intérieur du corps du patient s’occupe de tout. Il fournit au corps des médicaments à base de protéines de manière autonome, sans besoin de les injecter à l’aide d’une seringue comme actuellement.

Les médicaments utilisés pour traiter les maladies chroniques tels le diabète, l’ostéoporose ou la sclérose en plaques, ne peuvent être délivrés sous forme de pilules car les protéines présents dans ceux-ci seraient décomposées par les molécules acides de notre organisme. L’idée de M. Imran est un système de livraison robotique autonome, qui peut rester intacte dans l’estomac et l’intestin grêle, suffisamment longtemps pour fournir la quantité de médicaments nécessaire pour traiter le patient. C’est notre organisme, et notamment pendant le processus de digestion, qui activerait ce vecteur peptidique de manière naturelle sans avoir recours à aucune dispositif électronique.

Schéma pilule robot à avaler

Au fur et à mesure que le pH diminue dans l’intestin, et que donc le milieu devient plus acide, la couche externe de la pilule se dissout et fait apparaître un mini compartiment contenant de l’acide citrique et du bicarbonate de sodium. Ces deux réactifs vont se mélanger entre eux pour former du dioxyde de carbone. Ce compartiment agissant comme une soupape, le gaz formé en son intérieur va agir comme source d’énergie pour pousser vers la paroi intestinale des micro pointes faites de sucres et contenant les médicaments. Ces pointes se détachent peu à peu de la pilule et se dissolvent dans l’organisme.

D’après les études pré-cliniques effectuées par Rani Therapeutics, la dernière start-up de Mir Irman, cette pilule robotisée serait aussi efficace qu’une seringue en termes d’absorption du médicament par l’organisme.

Mir Imran est très confiant. Certaines compagnies pharmaceutiques ont déjà manifesté leur intérêt pour une telle invention. Cet homme d’origine indienne n’en est pas à sa première invention. Il a déposé plus de 300 brevets, fondé le laboratoire de recherche et l’incubateur InCube Labs dans la Silicone Valley, et il a créé une vingtaine de start-ups issues de la biotechnologie, dont une douzaine a été rachetée par des grands groupes type Medtronic Inc. Elle a reçu le soutien financier de Google Ventures, le fond d’investissements de Google, à hauteur de 10 millions de dollars et du business angel VentureHealth. Rappelons que Google développe en ce moment des lentilles de contact pour diabétiques…

Rani Therapeutics va poursuivre ses tests en 2014 et espère passer des essais en clinique à partir de 2015. Si les tests sont positifs, la voie vers une médecine curative nouvelle génération est ouverte et des maladies encore incurables à l’heure actuelle pourraient être traitées par ce moyen.


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