Michigan dévoile sa ville fantôme pour voitures autonomes

L'Université du Michigan dévoile sa ville fantôme

Pour les constructeurs de véhicules autonomes, la première difficulté est le test de leurs voitures. En effet, même s’ils sont autorisés à emprunter les routes traditionnelles à des fins d’essais, il est compliqué de créer des situations particulières durant lesquelles on pourrait s’interroger sur le bon fonctionnement du système. A moins d’avoir accès à la ville fantôme de l’Université du Michigan.

Lundi, l’université a dévoilé un espace de 12 hectares conçu pour le test de véhicules autonomes. Ce laboratoire à ciel ouvert, qui ressemble à un parcours d’auto-école, sera administré par le Centre pour la Transformation de la Mobilité, un partenariat entre l’université, les gouvernements étatique et fédéral ainsi que des entreprises automobiles et technologiques. Ici, les constructeurs automobiles, les entreprises spécialisées en high-tech et des chercheurs de l’université pourront effectuer des tests sur des systèmes de communication de véhicule à véhicule. Ces systèmes pourraient un jour permettre d’éviter des accidents en arrêtant les voitures avant qu’il ne soit trop tard.

La ville fantôme pour véhicules autonomes de l'université du Michigan

Le circuit comporte plusieurs éléments classiques des routes urbaines. Parmi ceux-là nous pouvons citer des intersections, deux rond-points, un passage à niveau, des routes de pierre et de graviers ainsi que des faux piétons. Il existe même un fausse entrée d’autoroute. Deux éléments en particulier devraient représenter un défi pour les systèmes autonomes, notamment en raison des signaux à distance et des radars embarqués. Un pont en métal et un tunnel permettront de tester les systèmes jusque dans leur derniers retranchements.

Les faux bâtiments du circuit

Selon Ryan Eustice, un professeur associé en ingénierie à l’Université du Michigan, ce circuit permettra aux chercheurs d’être « le plus diabolique possible » avec les véhicules. Grâce à cette ville fantôme, il devient facile pour eux de créer des situations difficiles à mettre en place sur une route ouverte. Des situations comme un piéton déboulant de derrière un bus alors qu’il était invisible pour la voiture. Selon lui, chaque kilomètre parcouru sur ce circuit compte comme une centaine de kilomètres dans le monde réel, puisque vivre un scénario comme celui-ci peut nécessiter des heures de conduite sur une route traditionnelle.

L’université a travaillé en étroite coopération avec les constructeurs automobiles, qui ont pu demander que certains éléments fassent partie du circuit. Ainsi, les véhicules autonomes croiseront des panneaux couverts de boue, permettant de vérifier la capacité des capteurs à lire le panneau malgré tout. De plus, Peter Sweatman, le directeur du centre a annoncé qu’en hiver, les routes ne seraient pas déblayées afin de vérifier le fonctionnement des véhicules dans ce genre de situations.

Vue aérienne du circuit


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