Zee.Aero : la très secrète entreprise de Larry Page qui conçoit des voitures volantes

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Arrêtez-tout ! L’inventeur fou Larry Page, co-fondateur de la première valorisation boursière au monde, Google, aurait investi massivement dans des entreprises conceptrices… de voitures volantes !

La liste des projets spectaculaires et à priori fous de la firme de Mountain View n’en finit plus de s’allonger. Après la voiture autonome, les vêtements connectés, l’assistant personnel de maison, l’intelligence artificielle passée maître au jeu de Go, réalité virtuelle, ou bien encore les robots bipèdes de Boston Dynamics, Google est littéralement sur tous les fronts. Tous les fronts qlui ne rapportent pour le moment aucun argent mais qui promettent d’en rapporter beaucoup. Autrement, la multi-nationale (par l’intermédiaire de sa nouvelle maison-mère Alphabet) ne serait jamais parvenue à se hisser à la première place des capitalisations boursières mondiales. Mais pour en arriver là, l’entreprise dépenserait des millions chaque mois en R&D, certains estimaient même ce pactole à un milliard. C’est parce que le gros de ses bénéfices étaient directement réinjectées dans la recherche à long-terme que Google a été contraint de créer Alphabet, en vue de rassurer les investisseurs, qui pour la plupart ne sont pas prêts de voir arriver leurs retours sur investissements avec de tels projets…

A l’instar de nombreux pontes de la Silicon Valley (Elon Musk et Jeff Bezos pour ne par les citer), Larry Page apparaît comme un enfant à qui l’on aurait donné tous les moyens pour exaucer ses vœux. Car avec ses bénéfices colossaux, estimés à plus de 14 milliards de dollars l’an dernier, et ce malgré l’annonce du retard dans ses projets de recherche, le co-fondateur d’Alphabet dispose des moyens nécessaires au financement de n’importe laquelle de ses lubies. A commencer par ses rêves d’enfant, parmi lesquels devait incontestablement figurer la voiture volante !

Aussi, pour réaliser son rêve, Larry Page aurait investi dans deux start-ups particulièrement secrètes : Zee. Aero et Kitty Hawk. Et ce avec sa fortune personnelle.

Après avoir passé le web au crible, tout ce que l’on peut y trouver sur Zee Aero est son site web. Fond noir, quelques écritures en blanc indiquant sobrement « Nous concevons, fabriquons et testons de nouveaux moyens de se rendre plus rapidement d’un point A à un point B« . Rien de plus, si ce n’est « nous recrutons ». Le signe que la start-up est très discrète mais en développement certain. Elle cherche notamment à agrandir son équipe avec des ingénieurs en aérodynamique, en commande, en développement logiciel et hardware, ainsi qu’un assistant exécutif. Et pour cause, la petite firme a été prise sous l’aile de la plus grosse compagnie du numérique au monde. Enfin, aucune information précise n’est donnée sur l’histoire de cette entreprise, si ce n’est qu’elle est basée dans la Silicon Valley, en voilà une nouvelle… Et qu’elle développe « des nouvelles formes révolutionnaires de transport« . Voilà qui titille notre curiosité, mais ne nous en dit pas plus. « Nous travaillons au carrefour de l’aérodynamisme, de la manufacture moderne, de la propulsion électrique et créons un environnement stimulant pour que nos employés explorent de nouveaux horizons« . Tout semble plus clair à présent.

Le message est volontairement brouillé et n’est destiné qu’aux potentiels candidats à un poste au sein de l’entreprise : « Si vous avez une quelconque expertise dans les domaines des appareils aériens, des systèmes d’alimentation électrique, du contrôle dynamique, du machine learning, de l’aéroacoustique, des matériaux composites, on peut parler« . Voici comment se termine le dernier paragraphe de description.

En remettant toutes les pièces du puzzle dans le bon ordre, on peut légitimement s’imaginer un appareil aérien de transport révolutionnaire et autonome conçu en matériaux innovants.

voiture volante Zee.Aero Larry Page

Maintenant, si l’on en croit l’enquête de Bloomberg. Zee Aero serait née il y a trois ans dans la Silicon Valley, juste à côté du QG de Google. Déjà, les premiers soupçons naissent. D’ordinaire Google contrôle son territoire d’une main de maître et ne laisse aucune entreprise s’installer à proximité sans son aval. Plus tard, un journaliste aurait réussi à jeté un œil sur un brevet de Zee portant sur un petit avion électrique capable de décoller à la verticale. Et puis d’un coup, les relation avec la presse se sont retrouvées au point mort et toute requête est restée lettre morte.

Plus récemment, l’information est tombée. La compagnie n’appartient en réalité ni à Google ni à Alphabet. Mais à Larry Page en personne ! C’est lui-même qui l’a fondée en 2010, tout en gardant ses distances. D’après certains collaborateurs du projet, Zee.Aero ne représenterait que la partie émergée de l’iceberg. D’après les informations récoltées par Bloomberg, les locaux de Zee.Aero s’édenterait sur 2800 m², et l’étage supérieur aurait été complètement réquisitionné par Larry Page, laissant le rez-de-chaussé aux employés qui devaient l’appeler GUS (the Guy UpStairs, le type du premier étage). Aujourd’hui l’entreprise compte près de 150 employés et ses activités se sont étendues non seulement au premier étage du QG mais également à un hangar aéroportuaire de Hollister où sont menés des premiers tests. L’an dernier, Larry Page a également épaulé une autre entreprise officiant dans la voiture volante : Kitty Hawk. Située à deux pas de Zee.Aero, Kitty Hawk la concurrence directement sur son territoire. Le cofondateur de Google peut donc se payer le luxe de mettre en place une compétition entre deux de ses entreprises pour parvenir au premier modèle opérationnel de voiture volante.

Si les activités des entreprises demeurent très secrètes, certains employés de l’aéroport de Hollister ont eut la chance d’apercevoir les prototypes. Si aucun n’était au courant que Larry Page en personne était derrière tout ce remue-ménage, ils ne doutaient  pas qu’il s’agissait de quelqu’un d’extrêmement riche, tant les employés sont choyés, recevant par moments des commandes de viandes à barbecue de plus de 1000$ expliquent-ils…


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  1. Jean Depiesse

    - « au financement de n’impose laquelle de ses lubies. » => « n'importe »

    - Bien à vous.